Quelques pas sur une planète...

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vendredi 3 juillet 2009

Rendez-vous !

Lorsqu'une intuition se concrétise dans la réalité, on sent une impression de puissance irrésistible, de celle que l'on peut ressentir lorsque l'on se retrouve au milieu d'une foule qu'elle soit revendicatrice ( manifestation) ou ludique ( spectacle). Mon intuition, à la fin du siècle dernier, que le mouvement mondial des logiciels libres allait bouleverser la donne du monde culturel et artistique était bien la bonne.

Le temps passant , les choses s'éclairent.

La première phase de mise en place fut essentiellement technique et informatique, avec en parallèle une réflexion et une volonté d'explication alors qu'internet se démocratisait, maintenant nous passons à la deuxième phase, au stade de la concrétisation.

La confrontation en découlant est aussi évidente, DADVSI et Hadopi ne sont pas des lubies ou des hasards : ce sont des tentatives dérisoires d'auto-protection d'un milieu d'affaire contre un phénomène dangereux pour ses privilèges passés et révolus. Les acteurs de la culture libre auront au moins permis l'éclairage sur le fait que l'état sert de relais aux lobbies industriels concernés, ce qui n'est d'ailleurs pas sans poser un sérieux problème de société.

Que le milieu artistique soit un des premiers concernés par les bouleversements actuels n'a rien d'étonnant. La déclaration de l'UNESCO est sans ambigüité et justifiée. La création est bien un élément essentiel de l'existence, une nécessité première. Comment s'étonner alors que les individus exclus du "marché de la culture" songent à trouver une solution au problème de la subsistance terrestre. Il est tout simplement hors de question pour eux de faire autre chose, que les institutions aux ordres tentent de les mettre à l'usine, ou je ne sais où, tient soit d'un humour cynique et pervers, soit d'un manque total de clairvoyance.

Ceux qui ne trouvent pas leur place dans les circuits classiques, qu'ils soient institutionnels ou privés ( très liés), vont s'inventer leurs propres voies, leurs propres chemins. Actuellement, c'est une véritable hécatombe, nombreux sont les artistes talentueux qui se perdent dans le labyrinthe de Paul Emploi, chez RéMI ReSsA, et autres lieux où ils n'ont tout simplement rien à faire. La culture est utilisée et imposée à des fins politiques pour ``calmer'' des esprits que le pouvoir dominant ne voudrait que consommateurs. Toute rebellion et remise en question d'un système injuste sont mises hors jeu d'une manière ou d'une autre.

Que faire pour changer cette situation ?

Tout simplement leur tourner le dos et aller voir ailleurs pour essayer collectivement d'inventer une culture parallèle, dégagée des pressions idéologiques et économiques.

Extraits d'une interview d' Eben Moglen sur le site internetactu.net

Alors rien ne sert de s’énerver : il faut juste les ignorer, se battre pour qu’ils ne changent pas trop la loi, et continuer à programmer du code comme nous le faisons depuis 20 ans maintenant : nous avons le matériel, les logiciels, la bande passante, la culture, les talents…

Nous n’avons besoin de rien, ni de changer la loi, ni d’en faire adopter de nouvelles, ni de détruire ni de créer quoi que ce soit, ni de venture capitalists, ni de position monopolistique… La beauté de notre position tient au fait que de toute façon nous gagnerons, alors laissez-nous tranquille. La seule chose que nous demandons, à l’Etat, c’est d’éviter de créer des injustices au bénéfice de quelques-uns.

C'est dans cet esprit d'ouverture de portes vers un autre possible que je serai, la semaine prochaine, aux RMLL qui se déroulent à Nantes. Je serai ainsi présent aux différentes manifestations proposées dans le cadre des volets culture libre et économie solidaire de cette manifestation.

Claude Le Paih

lundi 29 juin 2009

The show must go on !

Le silence de ce blog était volontaire. Ayant réglé les aspects triviaux de l'existence, je peux maintenant me consacrer à la seule activité que je souhaite exercer avec plaisir et bonheur: le spectacle, la culture, l'amusement, le futile, le plaisir, l'harmonie, le mi, le la, le si voire le la lal lol.

N'en déplaise à ce cher Pascal, je ne vais pas tuer la musique, bien au contraire, mon intention est de la disséminer et de proposer au public, dont je suis, un autre choix que ce flux sans saveur proposé par les industries culturelles et les médias de masse.

Ce billet est le premier d'une série qui mènera à la concrétisation d'un projet d'aide à la création et la diffusion artistique, qui devrait atteindre son rythme de croisière courant 2012.

Trodroll sera le nom de cette structure.

Elle ne concerne que le milieu artistique ayant fait le choix de licences libres comme les Creative Commons ou la LAL, et se situe dans la mouvance culturelle de la Free Culture ou culture libre en french.

Après observation et étude, je passe enfin à l'acte et j'en suis heureux. Je ne sais si Trodroll sera un échec ou une réussite économique, cela n'a guère d'importance: c'est déjà une réussite personnelle. Les connaissances fantastiques acquises au cours de cette première étape sont la cause principale d'une sérénité bienvenue.

J'ose espérer que cette expérience servira de base d'études et d'améliorations afin qu'erreurs et succès puissent être utiles. À l'instar de mon OS préféré, Debian, je fais le choix de la transparence notamment pour tous les aspects contractuels et financiers.

La philosophie de Trodroll est simple et part d'un constat : L’industrie culturelle détruit l’individu.

Ma théorie est donc de promouvoir et concrétiser un artisanat culturel en phase avec une glissade visible et perceptible vers une économie locale et solidaire, terreau potentiel d'une culture populaire humaine et enrichissante, si nécessaire à l'accomplissement d'une existence heureuse.

La mise en réseau de structures locales identiques devrait à terme, d'une part, permettre la création d'un circuit de diffusion de culture et, d'autre part, faire apparaitre une économie génératrice de flux monétaires.

Suivant les pas militants de RMS, la question est sereinement posée :
la liberté ou le copyright ?

Trop drôle , non ?

Claude Le Paih

vendredi 27 février 2009

Hadopi



Nos gouvernants font en ce moment même un choix législatif qui tend à pencher plutôt vers le totalitarisme que du côté de la liberté, la fraternité et l'égalité.

En arrière fond, une toile et un lobby industriel dépassé par les évènements s'évertuant en vain à garder son monopole, et dont les acteurs ont pour noms Sony,Warner, SNEP, SACEM...etc.

L' HADOPI , nom barbare pour Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres sur Internet, communément appelée "loi création en internet", est en ce moment même discutée à l'assemblée nationale.

Cette loi inadaptée, complètement à côté de la plaque, a des aspects dangereux à plus d'un titre. Pour parfaire vos informations , je vous soumets quelques liens qui me semblent importants tant la profusion peut mener à la confusion. Les différents documents disponibles éclairent parfaitement le sujet.

En premier lieu, le site de la Quadrature du Net , une équipe qui fait un travail fantastique d'explication des enjeux techniques et philosophiques de la donne internet. Vous y trouverez le nécessaire pour écrire à votre député : adresse électronique dudit représentant et un formulaire à copier/coller.

Sur le site Framasoft, un bon départ de lecture se trouve ici.

Et bien évidemment , l'April.

Du côté des deux majors politiques :
- les commentaires de militants UMP sont assez éloquents et tendent à montrer le décalage entre les instances dirigeantes de ce parti et sa base d'électeurs.
-le PS toujours aussi comique, est à la rue, à Cuba, à la Guadeloupe ou Marbella, à moins que ce ne soit à une vente aux enchères, les moutons se devant de suivre le berger au marché.

Devant l'abdication des politiques face aux intérêts privés destructeurs de liens sociaux, il nous faut réagir.

Je ne doute pas un instant que la lecture de ces argumentations vous fera prendre conscience du réel danger que représente cette loi et que vous sortirez pour l'occasion votre magnifique logiciel libre de messagerie pour faire savoir à votre député que vous souhaiteriez ne pas voir son nom associé aux imbéciles qui voteront ce projet.

Claude

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